BYD veut racheter une usine en Europe : la France en pole position face à l'Espagne !!!

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BYD veut racheter une usine en Europe : la France en pole position face à l'Espagne !!!

Le géant chinois de la voiture électrique accélère son implantation industrielle sur le Vieux Continent, et une décision est attendue « très prochainement ».

Par Jean-Marc Wollscheid, Rédacteur en Chef, GTMAG.fr — 3 juillet 2026

BYD ne veut plus se contenter d'importer ses véhicules électriques depuis la Chine. Le constructeur, numéro un mondial du secteur, est sur le point de trancher entre la France et l'Espagne pour l'acquisition d'un second site de production européen. Explications !!!

Une annonce venue de Francfort

C'est lors de la conférence Reuters Automotive Europe, à Francfort, que l'information a été confirmée le 1er juillet 2026 par Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD pour le marché européen et ancien dirigeant de Fiat Chrysler Automobiles pour l'Europe. Selon lui, deux équipes de BYD prospectent actuellement des sites dans plusieurs pays, et une décision doit être prise dans les prochaines semaines.

À retenir : BYD cherche à racheter une usine existante (stratégie dite « brownfield ») plutôt qu'à construire un site neuf, afin de gagner du temps face à la montée en puissance de ses ventes en Europe.

Pourquoi une usine, et pourquoi maintenant ?

La réponse tient en un mot : les droits de douane. L'Union européenne a mis en place des taxes sur les véhicules électriques importés depuis la Chine, ce qui pénalise directement les modèles BYD fabriqués sur le sol chinois. Produire localement permet de contourner cette contrainte tarifaire, et de s'inscrire dans le projet de réglementation européenne « Made in Europe », qui doit favoriser la production locale de véhicules électriques.

À cela s'ajoute une réalité commerciale : les ventes de BYD explosent sur le continent. La marque a vu ses ventes bondir d'environ 270 % en 2025, avec près de 188 000 véhicules écoulés en Europe. Sur les cinq premiers mois de 2026, plus de 100 000 unités ont déjà été vendues, soit plus du double par rapport à la même période un an plus tôt. BYD a d'ailleurs dépassé Citroën en volume de ventes sur le marché européen.

Où en France ? Aucun site officiellement confirmé

Attention : à ce stade, BYD n'a désigné aucun site précis en France. Alfredo Altavilla a simplement indiqué que la France et l'Espagne étaient candidates pour des investissements sur des sites industriels sous-utilisés, appartenant à des constructeurs traditionnels. Plusieurs hypothèses circulent néanmoins dans la presse spécialisée :

Site évoquéGroupe propriétaireSituation actuelle
Poissy (Yvelines)StellantisArrêt de l'assemblage automobile annoncé pour fin 2028, surcapacité en Europe
Hambach (Moselle)IneosAncien site Smart, assemble le 4x4 Ineos Grenadier, moins de 10 000 unités/an
Sandouville (Seine-Maritime)RenaultAccès portuaire intéressant, aucune volonté de cession connue à ce jour

Ces sites sont cités à titre d'hypothèses par plusieurs médias économiques et automobiles ; aucun n'a été confirmé par BYD à la date de publication de cet article.

Un deuxième site après la Hongrie

Ce rachat viendrait s'ajouter à l'usine que BYD construit actuellement à Szeged, en Hongrie, premier site de production de véhicules particuliers du constructeur en Europe. Sa mise en production effective est attendue au quatrième trimestre 2026, pour une capacité annoncée de plus de 100 000 véhicules par an. Contrairement à d'autres marques chinoises comme Chery ou Geely, associées respectivement à Nissan et Ford pour leurs implantations européennes, BYD souhaite rester seul décisionnaire sur ses sites de production, sans passer par une coentreprise.

Un contexte tendu pour l'industrie automobile européenne

La montée en puissance des constructeurs chinois intervient alors que plusieurs groupes historiques européens traversent une période difficile. Volkswagen envisagerait la plus importante restructuration de son histoire, avec jusqu'à 100 000 suppressions de postes et la fermeture de quatre usines allemandes, sur fond de hausse des coûts, de droits de douane et de concurrence chinoise accrue. Pour Alfredo Altavilla, ces difficultés constituent un signal d'alarme pour l'ensemble du secteur en Europe.

Et pour la Martinique ?

La marque BYD est déjà distribuée en Martinique via le groupe GBH, aux côtés de Renault, Dacia, Volvo, Nissan et Xpeng. Une éventuelle usine européenne n'aurait pas de conséquence immédiate sur les livraisons dans les DOM, la logistique vers les territoires ultramarins restant organisée indépendamment des sites de production continentaux. Elle pourrait toutefois, à moyen terme, renforcer la disponibilité et la compétitivité tarifaire des modèles BYD sur l'ensemble du marché européen et de ses territoires associés, dans un contexte où la marque affiche déjà une dynamique commerciale très forte.

GTMAG.fr suivra ce dossier industriel de près et reviendra vers vous dès qu'une décision officielle sera annoncée par BYD.

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Rédaction : jmwollscheid@gmail.com — Partenariats commerciaux : fabricegtmag@gmail.com

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